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mardi, septembre 23, 2003

J’ai reçus ça dans ma boite mail si ça intéresse quelqu’un ? :

ENVIEDART accueille l'association PEINTURE FRAICHE une fois par mois pour vous proposer un cycle de Conférences sur :
LES GRANDES EXPOSITIONS PARISIENNES Par des conférences en salle avec diaporama, l'approche de Peinture Fraîche vous propose de découvrir l'art le plus contemporain en s'appuyant sur l'art moderne, profiter de la richesse de la vie culturelle parisienne en préparant aux visites individuelles des grandes expositions du moment, d'ouvrir des champs de réflexion et de perception en étant en prise directe avec la création artistique de notre époque.
mail : contacts@enviedart.com Métro: Miromesnil Vous pouvez retrouver l'ensemble de ces informations ici

où commence et où s'arrête les limites de l'art???

Quand des animaux font de la peinture, quand certains font de la peinture avec leur anus d'autre des concours de sculptures de tampons et serviettes périodiques d'autre des sculptures dans l'estomac ....

Vous trouverez pleins d’autres choses aussi incongrues sur ce site

vendredi, septembre 19, 2003

Week end patrimoine

La soirée du patrimoine dans le 4ieme : SOIREE DU PATRIMOINE "Paris du Soleil aux Lumières". (Premiére édition)
Ils nous jouent le grand jeu dans le 4ieme y'aura des chevaux et plein plein de choses terrible (surement aussi plein plein de monde:/ )


Autrement le programme détaillé sur ce site

jeudi, septembre 18, 2003

REZA sur les grilles du Luco ! !

Le reporter-photographe Reza expose sur les grilles du Jardin du Luxembourg, du 1er juin au 30 septembre 2003.
C'est gratos !
"Du Bosphore à la Muraille de Chine, des Philippines à l’Asie Centrale, du Liban à l’Afghanistan, du Rwanda à Sarajevo, Reza, reporter-photographe internationalement reconnu, témoigne des tourments qui agitent le monde.
Guerres et révolutions, massacres et exils, labeur et misère, mais aussi, tendresse et beauté, grâce, poésie et sagesse, espoir surtout, sont autant d’instants de vie où le destin de Reza, homme engagé de l’image, croise le destin de femmes, d’hommes et d’enfants.
Au fil de ce carnet de route en images, cette exposition a pour mission d’inviter le visiteur à aller à la rencontre de l’autre, de son ailleurs. "


Renseignements complémentaires sur le site du Sénat.

Voici ce que dit une internaute au sujet de l’expo :
"De très belles photographies prisent en Chine, en Egypte et en Afghanistan, du portrait à la scène de genre et qui donnent (ce qui est toujours délicat dans le photojournalisme de guerre en particulier) une forme de beauté à l’horreur du quotidien des classes populaires de ces trois pays. Bref une expo vraiment touchante (kleenex préconisés avec comme excuse poussière dans l’œil) et d’une rare beauté (j’insiste). En plus pour les moins motivés c’est gratuit ! Youpiiii ! Et puis vous pourrez aller flâner dans les jardins du Luxembourg ! yahaaa (bon si vous trouvez d’ailleurs une autre sculpture que l’espèce de dinosaure dans la bassin merci de me dire où se cachent les autres) Et en plus ça fait toujours bien d’aller voir les expos du sénat parce que c’est In chez les Bo-Bo et ça fait genre : le désespoir de l’humanité, ouai ça m’intéresse grave. Bref que de bonnes raisons pour y aller."

Tout en un

Vous ne savez pas quelle technique choisir pour peindre (huile, acrylique, gouache, aquarelle…) ne cherchez plus voici la solution miracle !

Les pigments ! ! ! avec des pigments vous pouvez faire toutes ces techniques sans avoir à acheter en double vos tubes de couleurs suivant la technique que vous voulez utiliser.
Il est important de vous approvisionner, de prime abord, d’un éventail de pigments qui serviront de base à toutes les techniques de votre choix.


Le principe de base est simple : (non non je ne vous parlerais pas de chimique juste un peu de cuisine après la charmant recette proposé par iti on reste dans le ton finalement)
1 pigment + 1 liant + 1diluant
Diluer les pigments (sans les noyer !) avant de les mélanger.

Voilà je pourrais m’arrêter là mais le reste n’est qu’une question d’ingrédients à chacun de choisir sa touche perso.

- Aquarelle/Gouache : Gomme arabique + eau (diluant) + pigment
- Peinture glacis à l’huile : Huile de lin + essence de térébenthine (diluant) + siccatif + pigment
- Peinture acrylique/Vinylique : Liant acrylique ou vinylique + eau (diluant) + pigment
- Peinture à la caséine : Fromage blanc 0% + chaux aérienne éteinte + eau (diluant) + pigment
- Tempera à l’œuf : Jaune d’œuf + eau ou huile de lin + pigment
- Badigeon à la chaux : Chaux aérienne éteinte en pâte ou en poudre + caséine chimique soluble ou fixatif spécifique chaux +eau+ pigment
- Vernis : Résine (Damar ou Sandaraque) + alcool
Pour plus de détails allez voir le site d’Aline

Pour le plaisir des yeux et de la table ... et oui, ça aussi c'est de l'art !

Il y a parmi tant d'autres deux choses où mon père excellait et j'en eus le bénéfice lorsque j'étais petit : raconter de beaux contes de fée, et créer en grand pionnier par chez nous, en guise de fête de noêl une maison géante en gâteau et en bonbons - rien de tel que du caramel fondu pour cimenter des parois en petits lu ! - Croyez-moi, de l'art, c'en était ! et autre chose que ce que je vais vous proposer ici ...et oui, tel père tel fils ... mais le cuistot de la famille, il est sous la toque de chef de mon frère, je ne suis qu'un humble rapporteur de leurs talents :)

On commence par la nourriture du ventre ou celle de la pensée ?

Pile ... face ... Pile ! Voici en guise d'hors d'oeuvre de quoi vous donner un peu l'eau à la bouche pour la suite ...

Bonne lecture en compagnie des frères Grimm !

A l'orée d'une grande forêt vivaient un pauvre bûcheron, sa femme et ses deux enfants. Le garçon s'appelait Hansel et la fille Gretel. La famille ne mangeait guère. Une année que la famine régnait dans le pays et que le pain lui-même vint à manquer, le bûcheron ruminait des idées noires, une nuit, dans son lit et remâchait ses soucis. Il dit à sa femme :

- Qu'allons-nous devenir ?
Comment nourrir nos pauvres enfants, quand nous n'avons plus rien pour nous-mêmes ?
- Eh bien, mon homme, dit la femme, sais-tu ce que nous allons faire ? Dès l'aube, nous conduirons les enfants au plus profond de la forêt nous leur allumerons un feu et leur donnerons à chacun un petit morceau de pain. Puis nous irons à notre travail et les laisserons seuls. Ils ne retrouveront plus leur chemin et nous en serons débarrassés.
- Non, femme, dit le bûcheron. je ne ferai pas cela ! Comment pourrais-je me résoudre à laisser nos enfants tout seuls dans la forêt ! Les bêtes sauvages ne tarderaient pas à les dévorer.
- Oh ! fou, rétorqua-t-elle, tu préfères donc que nous mourions de faim tous les quatre ? Alors, il ne te reste qu'à raboter les planches de nos cercueils.
Elle n'eut de cesse qu'il n'acceptât ce qu'elle proposait.
- Mais j'ai quand même pitié de ces pauvres enfants, dit le bûcheron.
Les deux petits n'avaient pas pu s'endormir tant ils avaient faim. Ils avaient entendu ce que la marâtre disait à leur père. Gretel pleura des larmes amères et dit à son frère :
- C'en est fait de nous
- Du calme, Gretel, dit Hansel. Ne t'en fais pas ; Je trouverai un moyen de nous en tirer.
Quand les parents furent endormis, il se leva, enfila ses habits, ouvrit la chatière et se glissa dehors. La lune brillait dans le ciel et les graviers blancs, devant la maison, étincelaient comme des diamants. Hansel se pencha et en mit dans ses poches autant qu'il put. Puis il rentra dans la maison et dit à Gretel :
- Aie confiance, chère petite soeur, et dors tranquille. Dieu ne nous abandonnera pas.
Et lui-même se recoucha.
Quand vint le jour, avant même que le soleil ne se levât, la femme réveilla les deux enfants :
- Debout, paresseux ! Nous allons aller dans la forêt pour y chercher du bois. Elle leur donna un morceau de pain à chacun et dit :
- Voici pour le repas de midi ; ne mangez pas tout avant, car vous n'aurez rien d'autre.
Comme les poches de Hansel étaient pleines de cailloux, Gretel mit le pain dans son tablier. Puis, ils se mirent tous en route pour la forêt. Au bout de quelque temps, Hansel s'arrêta et regarda en direction de la maison. Et sans cesse, il répétait ce geste. Le père dit :
- Que regardes-tu, Hansel, et pourquoi restes-tu toujours en arrière ? Fais attention à toi et n'oublie pas de marcher !
- Ah ! père dit Hansel, Je regarde mon petit chat blanc qui est perché là-haut sur le toit et je lui dis au revoir.
La femme dit :
- Fou que tu es ! ce n'est pas le chaton, c'est un reflet de soleil sur la cheminée. Hansel, en réalité, n'avait pas vu le chat. Mais, à chaque arrêt, il prenait un caillou blanc dans sa poche et le jetait sur le chemin.
Quand ils furent arrivés au milieu de la forêt, le père dit :
- Maintenant, les enfants, ramassez du bois ! je vais allumer un feu pour que vous n'ayez pas froid.
Hansel et Gretel amassèrent des brindilles au sommet d'une petite colline. Quand on y eut mit le feu et qu'il eut bien pris, la femme dit : - Couchez-vous auprès de lui, les enfants, et reposez-vous. Nous allons abattre du bois. Quand nous aurons fini, nous reviendrons vous chercher. Hansel et Gretel s'assirent auprès du feu et quand vint l'heure du déjeuner, ils mangèrent leur morceau de pain. Ils entendaient retentir des coups de hache et pensaient que leur père était tout proche. Mais ce n'était pas la hache.


C'était une branche que le bûcheron avait attachée à un arbre mort et que le vent faisait battre de-ci, de-là. Comme ils étaient assis là depuis des heures, les yeux finirent par leur tomber de fatigue et ils s'endormirent. Quand ils se réveillèrent, il faisait nuit noire.
Gretel se mit à pleurer et dit :
- Comment ferons-nous pour sortir de la forêt ?
Hansel la consola
- Attends encore un peu, dit-il, jusqu'à ce que la lune soit levée. Alors, nous retrouverons notre chemin.
Quand la pleine lune brilla dans le ciel, il prit sa soeur par la main et suivit les petits cailloux blancs. Ils étincelaient comme des écus frais battus et indiquaient le chemin. Les enfants marchèrent toute la nuit et, quand le jour se leva, ils atteignirent la maison paternelle. Ils frappèrent à la porte. Lorsque la femme eut ouvert et quand elle vit que c'étaient Hansel et Gretel, elle dit :
- Méchants enfants ! pourquoi avez-vous dormi si longtemps dans la forêt ? Nous pensions que vous ne reviendriez jamais.
Leur père, lui, se réjouit, car il avait le coeur lourd de les avoir laissés seuls dans la forêt.
Peu de temps après, la misère régna de plus belle et les enfants entendirent ce que la marâtre disait, pendant la nuit, à son mari :
- Il ne nous reste plus rien à manger, une demi-miche seulement, et après, finie la chanson ! Il faut nous débarrasser des enfants ; nous les conduirons encore plus profond dans la forêt pour qu'ils ne puissent plus retrouver leur chemin ; il n'y a rien d'autre à faire.
Le père avait bien du chagrin. Il songeait - « Il vaudrait mieux partager la dernière bouchée avec les enfants. » Mais la femme ne voulut n'en entendre. Elle le gourmanda et lui fit mille reproches. Qui a dit « A » doit dire « B. »Comme il avait accepté une première fois, il dut consentir derechef.
Les enfants n'étaient pas encore endormis. Ils avaient tout entendu. Quand les parents furent plongés dans le sommeil, Hansel se leva avec l'intention d'aller ramasser des cailloux comme la fois précédente. Mais la marâtre avait verrouillé la porte et le garçon ne put sortir. Il consola cependant sa petite soeur :
- Ne pleure pas, Gretel, dors tranquille ; le bon Dieu nous aidera.
Tôt le matin, la marâtre fit lever les enfants. Elle leur donna un morceau de pain, plus petit encore que l'autre fois. Sur la route de la forêt, Hansel l'émietta dans sa poche ; il s'arrêtait souvent pour en jeter un peu sur le sol.
- Hansel, qu'as-tu à t'arrêter et à regarder autour de toi ? dit le père. Va ton chemin !
- Je regarde ma petite colombe, sur le toit, pour lui dire au revoir ! répondit Hansel.
- Fou ! dit la femme. Ce n'est pas la colombe, c'est le soleil qui se joue sur la cheminée.
Hansel, cependant, continuait à semer des miettes de pain le long du chemin.
La marâtre conduisit les enfants au fin fond de la forêt, plus loin qu'ils n'étaient jamais allés. On y refit un grand feu et la femme dit :
- Restez là, les enfants. Quand vous serez fatigués, vous pourrez dormir un peu nous allons couper du bois et, ce soir, quand nous aurons fini, nous viendrons vous chercher.
À midi, Gretel partagea son pain avec Hansel qui avait éparpillé le sien le long du chemin. Puis ils dormirent et la soirée passa sans que personne ne revînt auprès d'eux. Ils s'éveillèrent au milieu de la nuit, et Hansel consola sa petite soeur, disant :
- Attends que la lune se lève, Gretel, nous verrons les miettes de pain que j'ai jetées ; elles nous montreront le chemin de la maison.
Quand la lune se leva, ils se mirent en route. Mais de miettes, point. Les mille oiseaux des champs et des bois les avaient mangées. Les deux enfants marchèrent toute la nuit et le jour suivant, sans trouver à sortir de la forêt. Ils mouraient de faim, n'ayant à se mettre sous la dent que quelques baies sauvages. Ils étaient si fatigués que leurs jambes ne voulaient plus les porter. Ils se couchèrent au pied d'un arbre et s'endormirent. Trois jours s'étaient déjà passés depuis qu'ils avaient quitté la maison paternelle. Ils continuaient à marcher, s'enfonçant toujours plus avant dans la forêt. Si personne n'allait venir à leur aide, ils ne tarderaient pas à mourir. À midi, ils virent un joli oiseau sur une branche, blanc comme neige. Il chantait si bien que les enfants s'arrêtèrent pour l'écouter. Quand il eut fini, il déploya ses ailes et vola devant eux. Ils le suivirent jusqu'à une petite maison sur le toit de laquelle le bel oiseau blanc se percha. Quand ils s'en furent approchés tout près, ils virent qu'elle était faite de pain et recouverte de gâteaux. Les fenêtres étaient en sucre.

- Nous allons nous mettre au travail, dit Hansel, et faire un repas béni de Dieu. Je mangerai un morceau du toit ; ça a l'air d'être bon !
Hansel grimpa sur le toit et en arracha un petit morceau pour goûter. Gretel se mit à lécher les carreaux. On entendit alors une voix suave qui venait de la chambre
- Langue, langue lèche !
Qui donc ma maison lèche ?
Les enfants répondirent
- C'est le vent, c'est le vent.
Ce céleste enfant.
Et ils continuèrent à manger sans se laisser détourner de leur tâche. Hansel, qui trouvait le toit fort bon, en fit tomber un gros morceau par terre et Gretel découpa une vitre entière, s'assit sur le sol et se mit à manger. La porte, tout à coup, s'ouvrit et une femme, vieille comme les pierres, s'appuyant sur une canne, sortit de la maison. Hansel et Gretel eurent si peur qu'ils laissèrent tomber tout ce qu'ils tenaient dans leurs mains. La vieille secoua la tête et dit :
- Eh ! chers enfants, qui vous a conduits ici ? Entrez, venez chez moi ! Il ne vous sera fait aucun mal.
Elle les prit tous deux par la main et les fit entrer dans la maisonnette. Elle leur servit un bon repas, du lait et des beignets avec du sucre, des pommes et des noix. Elle prépara ensuite deux petits lits. Hansel et Gretel s'y couchèrent. Ils se croyaient au Paradis.
Mais l'amitié de la vieille n'était qu'apparente. En réalité, c'était une méchante sorcière à l'affût des enfants. Elle n'avait construit la maison de pain que pour les attirer. Quand elle en prenait un, elle le tuait, le faisait cuire et le mangeait. Pour elle, c'était alors jour de fête. La sorcière avait les yeux rouges et elle ne voyait pas très clair. Mais elle avait un instinct très sûr, comme les bêtes, et sentait venir de loin les êtres humains. Quand Hansel et Gretel s'étaient approchés de sa demeure, elle avait ri méchamment et dit d'une voix mielleuse :
- Ceux-là, je les tiens ! Il ne faudra pas qu'ils m'échappent !
À l'aube, avant que les enfants ne se soient éveillés, elle se leva. Quand elle les vit qui reposaient si gentiment, avec leurs bonnes joues toutes roses, elle murmura :
- Quel bon repas je vais faire !
Elle attrapa Hansel de sa main rêche, le conduisit dans une petite étable et l'y enferma au verrou. Il eut beau crier, cela ne lui servit à rien. La sorcière s'approcha ensuite de Gretel, la secoua pour la réveiller et s'écria :
- Debout, paresseuse ! Va chercher de l'eau et prépare quelque chose de bon à manger pour ton frère. Il est enfermé à l'étable et il faut qu'il engraisse. Quand il sera à point, je le mangerai.
Gretel se mit à pleurer, mais cela ne lui servit à rien. Elle fut obligée de faire ce que lui demandait l'ogresse. On prépara pour le pauvre Hansel les plats les plus délicats. Gretel, elle, n'eut droit qu'à des carapaces de crabes. Tous les matins, la vieille se glissait jusqu'à l'écurie et disait : - Hansel, tends tes doigts, que je voie si tu es déjà assez gras.
Mais Hansel tendait un petit os et la sorcière, qui avait de mauvais yeux, ne s'en rendait pas compte. Elle croyait que c'était vraiment le doigt de Hansel et s'étonnait qu'il n'engraissât point. Quand quatre semaines furent passées, et que l'enfant était toujours aussi maigre, elle perdit patience et décida de ne pas attendre plus longtemps.
- Holà ! Gretel, cria-t-elle, dépêche-toi d'apporter de l'eau. Que Hansel soit gras ou maigre, c'est demain que je le tuerai et le mangerai.
Ah, comme elle pleurait, la pauvre petite, en charriant ses seaux d'eau, comme les larmes coulaient le long de ses joues !
- Dieu bon, aide-nous donc ! s'écria-t-elle. Si seulement les bêtes de la forêt nous avaient dévorés ! Au moins serions-nous morts ensemble !
- Cesse de te lamenter ! dit la vieille ; ça ne te servira à rien !
De bon matin, Gretel fut chargée de remplir la grande marmite d'eau et d'allumer le feu.
- Nous allons d'abord faire la pâte, dit la sorcière. J'ai déjà fait chauffer le four et préparé ce qu'il faut. Elle poussa la pauvre Gretel vers le four, d'où sortaient de grandes flammes.
- Faufile-toi dedans ! ordonna-t-elle, et vois s'il est assez chaud pour la cuisson. Elle avait l'intention de fermer le four quand la petite y serait pour la faire rôtir. Elle voulait la manger, elle aussi. Mais Gretel devina son projet et dit :
- Je ne sais comment faire , comment entre-t-on dans ce four ?
- Petite oie, dit la sorcière, l'ouverture est assez grande, vois, je pourrais y entrer moi-même.
Et elle y passa la tête. Alors Gretel la poussa vivement dans le four, claqua la porte et mit le verrou. La sorcière se mit à hurler épouvantablement. Mais Gretel s'en alla et cette épouvantable sorcière n'eut plus qu'à rôtir.
Gretel, elle, courut aussi vite qu'elle le pouvait chez Hansel. Elle ouvrit la petite étable et dit :
- Hansel, nous sommes libres ! La vieille sorcière est morte !
Hansel bondit hors de sa prison, aussi rapide qu'un oiseau dont on vient d'ouvrir la cage. Comme ils étaient heureux ! Comme ils se prirent par le cou, dansèrent et s'embrassèrent ! N'ayant plus rien à craindre, ils pénétrèrent dans la maison de la sorcière. Dans tous les coins, il y avait des caisses pleines de perles et de diamants.
- C'est encore mieux que mes petits cailloux ! dit Hansel en remplissant ses poches.
Et Gretel ajouta
- Moi aussi, je veux en rapporter à la maison !
Et elle en mit tant qu'elle put dans son tablier.
- Maintenant, il nous faut partir, dit Hansel, si nous voulons fuir cette forêt ensorcelée.
Au bout de quelques heures, ils arrivèrent sur les bords d'une grande rivière.
- Nous ne pourrons pas la traverser, dit Hansel, je ne vois ni passerelle ni pont.
- On n'y voit aucune barque non plus, dit Gretel. Mais voici un canard blanc. Si Je lui demande, il nous aidera à traverser. Elle cria :
- Petit canard, petit canard,
Nous sommes Hansel et Gretel.
Il n'y a ni barque, ni gué, ni pont,
Fais-nous passer avant qu'il ne soit tard.
Le petit canard s'approcha et Hansel se mit à califourchon sur son dos. Il demanda à sa soeur de prendre place à côté de lui.
- Non, répondit-elle, ce serait trop lourd pour le canard. Nous traverserons l'un après l'autre.
La bonne petite bête les mena ainsi à bon port. Quand ils eurent donc passé l'eau sans dommage, ils s'aperçurent au bout de quelque temps que la forêt leur devenait de plus en plus familière. Finalement, ils virent au loin la maison de leur père. Ils se mirent à courir, se ruèrent dans la chambre de leurs parents et sautèrent au cou de leur père. L'homme n'avait plus eu une seule minute de bonheur depuis qu'il avait abandonné ses enfants dans la forêt. Sa femme était morte. Gretel secoua son tablier et les perles et les diamants roulèrent à travers la chambre. Hansel en sortit d'autres de ses poches, par poignées. C'en était fini des soucis. Ils vécurent heureux tous ensemble.


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La maison gourmande d'Hansel et Gretel



image


Ce qu il vous faut :

2 gâteaux de base faits dans un moule à manqué
des biscuits au chocolat en forme de bâton
de la pâte d’amande verte
pleins de petits bonbons multicolores en forme de billes
des Smarties rouges et verts
quelques bonbons "fraises"
du sucre glace
des gaufrettes à la framboise
des caramels fruités en bâton (fraise et citron)
des petites meringues "champignons"
des cubes de guimauve rose
des bougies et leurs socles fleurs


Sur le premier gâteau, démoulé et refroidi, posez dessus la pâte d’amande verte que vous aurez étalé pour faire la pelouse.
Dans le deuxième gâteau, une fois démoulé et refroidi également, coupez deux rectangles égaux.

Déposez-les sur le premier gâteau pour former un toit.
Posez les gaufrettes tout autour du toit en appuyant légèrement pour bien les faire tenir.

Pour mettre de la neige sur votre maison, saupoudrez d’un peu de sucre glace.
Pour les cheminées, alignez tout en haut du toit tes cubes de guimauve piqués sur des cure-dents.
Plantez les caramels fruités bien droits dans la pâte d’amande pour faire la porte d’entrée.
Ajoutez tout autour de ton gâteau, des bonbons "fraises", des Smarties et les champignons pour compléter le décor.
Enfin, plantez des arbres... en piquant des biscuits au chocolat des deux côtés de la maison.

Pour saupoudrer le sucre glace, versez en un peu dans une petite passoire au-dessus du gâteau et tapoter la passoire sur le côté pour le faire tomber en vous déplaçant
sur toute la surface.
Pour étaler plus facilement la pâte d’amande utilisée pour les décors, fais-la ramollir quelques secondes au four à micro-ondes.

Autres recettes de ce type>

LA CUISINE DES FÉES, Contes gourmands et photographies alléchantes - 163 pages. De Laurence et Gilles Laurendon, Christine Ferber, Bernhard Winkelmann (photographies), Philippe Model (mises en scène et illustrations) - Éditions du Chêne, 1999.

La littérature est souvent affaire de gourmandise. Ce livre reprend en six sections thématiques quelques extraits de contes célèbres étayés de recettes de cuisine. L'ensemble est rehaussé de photographies à vous mettre l'eau à la bouche et les papilles en farandole !

Cendrillon nous invite à déguster un "soufflé de citrouille à la cannelle et aux oranges confites". Le Petit Chaperon Rouge décline les ingrédients de la "galette au beurre de grand-mère" et, pour ne pas se laisser piéger en traversant le bois, ceux des" dents de loup à l'anis". Le chat Botté nous livre le secret du "gâteau du Marquis de Carabas" et celui du "blanc-manger de l'ogre". Alice au pays des merveilles n'est pas en reste avec ses "langues de chat". Quant à Blanche-Neige, personne ne sait rivaliser avec ses "jalousies de la reine"...

Les recettes sont simples, les résultats époustouflants. Pas besoin d'être magicienne pour se découvrir des doigts de fée ! Cet ouvrage est un rêve d'enfant devenu réalité. Même la "maison en pain d'épice" d'Hansel et Gretel est au moins aussi belle que nous l'avions imaginée. Un délice d'architecture fondante et ciselée.

fiche signalitique

Et Bon appétit !

lundi, septembre 15, 2003

Expo collective Paris-Pochoirs 2003

Sur le merveilleux site de l’oncle Tomy vous y retrouverez outre des tas d’info sur cet art des rues qui a mon avis n’est pas reconnu encore à sa juste valeur, mais vous y trouverez aussi des info précieuses qui vous permettront de ne louper aucune des expositions sur cet art des rues!
A ce propos je me demande si il existe un nom a cet art ? ? ? ? on entend pleins de noms pour qualifier ce style artistique du plus jolie au pire (oui j’ai déjà entendu vandalisme si si ! !) alors moi je serais curieuse de connaître celui qui leur conviendrait le mieux !
………………………………………………Des suggestions ? ? ?

Si vous aimez ces merveilleux pochoirs qui côtoie notre quotidien n’hésitez pas a venir voir cette expo qui mérite sérieusement le détour vu la brochette exceptionnelle d’artiste qui expose je pense que c’est grâce a ce genre d’artistes qu’on éprouve encore du plaisir a aimer l’art !
(Entre nous je pense que c’est eux les futures artistes de demain).
Comme le dit Tom ils n’ont pas encore de sponsors et franchement si un sponsor tiens a faire un parie avec l’avenir je pense qu’il devrait prendre le parie en misant sur eux ! Je suis sur qu’il parierait gagnant.

"Paris-Pochoirs, inestimable site consacré à un art que j'aime, organise en collaboration avec le squat Electron Libre, que j'aime aussi, une exposition collective avec, tenez-vous bien: Le Bateleur †, Miss-Tic, Mesnager, Mosko, Hao, Blek, CAD, Poch’, Lazlo, Sline, Nice Art, Super Sapin, Pocheur 4, La Sorcière, Artiste ouvrier, YZ/Open Your Eyes, Ivan le Terrible, Spliff Gâchette, Epsylon Point et L'Atlas pour la scénographie...

C'est du Du 19 septembre au 3 octobre, au Squat Electron Libre, 59 rue de Rivoli 75001, ouvert tous les jours sauf le lundi de 13h30 à 19h30.

Vernissage le 19 à 19h30 (performance en direct, dj, diaporama). Samantha, de Paris Pochoirs, serait très contente si vous veniez avec vos propres cahouettes et une petite bouteille de soda ou d'autre chose: Paris Pochoirs n’ayant pas encore de riches sponsors, cela vous permettra de boire ce que vous aimez et de contribuer à la fête."

mardi, septembre 09, 2003

Qu’est ce que l'action painting et le dripping

L'expression action painting («peinture du geste») a été forgée en 1952 par le critique Harold Rosenberg pour désigner l'une des deux grandes tendances picturales qui constituent l'expressionnisme abstrait américain des années 1945-1950 (l'autre tendance étant l'abstraction chromatique, représentée par Ad Reinhardt, Mark Rothko, Barnett Newman). Le terme peinture gestuelle est souvent utilisé comme équivalent français de cette expression. Ce courant de l'art informel ou de l'expressionnisme abstrait considère l'acte créatif comme aussi important, sinon plus, que l'œuvre elle-même. Pour Jackson Pollock, Willem De Kooning et Franz Kline, principaux représentants de cette peinture gestuelle, le geste joue en effet un rôle primordial : le mouvement du poignet, du bras, voire de tout le corps (Pollock), ainsi que la rapidité d'exécution conditionnent le graphisme de l'artiste; celui-ci, par ailleurs, n'obéit plus, ou s'efforce de ne plus obéir, à des principes de composition qui régissent d'ordinaire l'élaboration d'un «tableau», même exécuté de façon spontanément abstraite.

La peinture du geste
Le mouvement action painting refuse toute élaboration et veut que le geste du peintre, tel qu'il se produit immédiatement, constitue l'essence de l'œuvre. L'action painting s'oppose à ce qu'une volonté première d'organisation des formes et des couleurs, qu'elle soit d'ordre abstrait ou figuratif, préside à la création. C'est du geste seul du peintre, dont la trace s'inscrit sur la toile avec un automatisme irréversible, que doit surgir l'œuvre. Avec l'action painting, «le temps strict de l'exécution d'une forme était considéré pour la première fois comme une valeur esthétique» (Dora Vallier).

On peut voir en ce mouvement la première réaction de l'art américain contre l'abstraction picturale européenne, alors représentée par le géométrisme intellectuel de Mondrian. Il représente en même temps le premier apport de la peinture américaine à l'Europe. Le premier obstacle qu'ait rencontré Jackson Pollock, créateur de l'action painting, dans sa recherche d'une expression brute de l'émotion, tient dans la nature des matériaux employés habituellement par le peintre. La pratique du pinceau ou du couteau, le dosage et le mélange des couleurs exigent une lenteur technique où se perd l'impulsion initiale. Pollock va résoudre ce problème par la technique du dripping: au-dessus de la toile posée à plat sur le sol, il promène une boîte de couleurs industrielles percée de trous, dont il laisse s'écouler le contenu, au gré d'un geste dont l'allure détermine la forme que prennent les inscriptions: arabesques, mouchetures, zébrures.

Franz Kline revient à une technique plus traditionnelle. À la brosse, il étale sur la toile de larges bandes de couleur noire dont le pouvoir d'impact visuel doit naître de la spontanéité du geste qui se heurte à la surface blanche. Robert Motherwell, d'abord influencé par le cubisme, recourt aux techniques de l'action painting pour dépasser les tendances géométriques qui caractérisaient son art. Citons également: Tooker, Tworkov, James Brooks; deux femmes, Joan Mitchell et Helen Frankenthaler, qui orientent l'action painting vers l'équilibre et la calligraphie. Ce mouvement a influencé certains artistes européens: les Italiens Santomaso et Lucio Fontana, qui entaille directement la toile au couteau. Le Français Georges Mathieu, dont l'œuvre se rattache à l'art informel, se rapproche cependant de l'action painting par le caractère gestuel de sa création et l'extrême rapidité de sa facture.

Pour une autre conception de la peinture
On a pu voir dans l'action painting un équivalent formel de l'écriture automatique des surréalistes. Bien que Pollock ait été influencé par les surréalistes et qu'en retour André Breton l'ait fait figurer dans le Surréalisme et la peinture, ce parallèle est discutable. Si l'automatisme est effectivement commun à l'action painting et au surréalisme, l'action painting, en accordant la plus grande importance au geste, qui cristallise l'impulsion inconsciente, déprécie implicitement le tableau, où ne figurent que les traces de ce geste. Les œuvres produites par l'action painting n'existent donc qu'au second degré puisque ce qui en faisait l'originalité et la force, le geste, s'est perdu. Il faudrait, pour restituer la totalité de la création, doubler le tableau d'un film sur sa réalisation: ainsi Pollock, filmé à l'œuvre en 1950 par Namuth. En ce sens, il conviendrait plutôt de considérer l'action painting comme une forme extrême de l'expressionnisme pictural et de voir, dans les recherches de l'acting art, où tableau et peinture sont supprimés au profit de la seule action, l'aboutissement logique de ce mouvement.

Film sur le peintre Pollock :

Demain dans les salles. (Date de sortie en France: 10 Septembre 2003)

Film américain (2000). Biographie. Durée : 2h 03mn.
Avec Ed Harris, Robert Knott, Marcia Gay Harden, Matthew Sussman, Bud Cort Plus...
Réalisé par Ed Harris

Ce film raconte la vie de Jackson Pollock, peintre abstrait new-yorkais qui connu un succès considérable dans les années 40 et 50, devenant la première grande star et le défenseur de la peinture américaine. Tourmenté et autodestructeur, Pollock s'est trouvé pris dans une spirale qui a détruit son mariage, son avenir et, par une nuit d'été de 1956, sa vie.

Jackson Pollock était populaires et controversées, ses toiles s'accomplissent dans le geste le plus célèbre du XXème siècle, le dripping (projeter de la couleur sur une toile posée au sol) . Il est né en 1912 à Cody, Wyoming dans une famille pauvre. A 18 ans, arrive à New York et commence à peindre. Ami des surréalistes il est fasciné par l'écriture automatique. Entre 1939-40 il suit une analyse dans l'esprit junguien, épouse en 1945 le peintre Lee Krasner. Son art est découvert par Peggy Guggenheim en 1943. Il a le mal de vivre et incarne la peinture gestuelle dans quelques chefs-d'œuvre aux noms poétiques : Autumn Rhythm, Echo, Arabesque, etc.

Article dans l’expres:
(…)Il a produit, réalisé son film et interprète le rôle-titre. Depuis toujours, Ed Harris est fasciné par le peintre américain. Les fans du dripping jugeront sur pièces

La vie de Jackson Pollock est un sujet de film en or. Ce «James Dean de la peinture» - première star de l'art américain, avant Warhol - a mené une existence tumultueuse à souhait. Emporté par la colère, ou noyé dans les vapeurs d'alcool, il pouvait renverser les tables et uriner dans une cheminée au beau milieu d'une soirée huppée.

De ce peintre les Américains ont fait leur héros, parce que sa technique révolutionnaire du dripping (qui consiste à projeter de la couleur sur une toile posée au sol) leur a permis d'imposer leur domination au firmament international et de prendre, au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, une revanche artistique sur la vieille Europe. Sa disparition brutale, à 44 ans, en 1956, a achevé de forger le mythe. Pollock s'est tué, un soir de beuverie, au volant de son Oldsmobile.

Ce destin tragique est pour la première fois porté à l'écran. Ed Harris, initiateur du projet, s'y est totalement investi. Producteur du film, il en signe également la réalisation et interprète le rôle de Pollock. Sa rencontre avec le peintre a pourtant été fortuite. «Mon père m'avait offert une biographie de Pollock, à cause de la photographie qui était au verso du livre. Il trouvait que je lui ressemblais.» A sa lecture, Ed Harris a été «fasciné par sa personnalité, plus que par sa peinture, qui n'était que le prolongement du bonhomme». Ainsi a-t-il commencé à s'intéresser à l'artiste. Et il s'est pris au jeu. «Plus j'apprenais à le connaître, plus je voulais parler de la complexité de l'homme. C'est pourquoi le film a été si long à faire. Dix ans! Le script original faisait 260 pages! Il fallait couper, réécrire, recentrer.» Pour mieux assimiler la technique de Pollock, Ed Harris s'est même fait installer un atelier dans lequel il a appris à effectuer giclures et coulures à la façon du peintre.


Episodes fameux et Une du Time

Le film démarre dans les années de vaches maigres de la Grande Dépression, à New York, où Pollock vit avec sa compagne, Lee Krasner, peintre de talent. Il retrace ensuite sa carrière éclair, l'ascension, l'apothéose, puis le reflux du succès, la déchéance, jusqu'à l'issue fatale. Ed Harris a collé le plus possible à la réalité. Les scènes ont été tournées à New York, mais aussi à Long Island, dans la ferme-atelier, restaurée pour la circonstance, où le peintre s'était réfugié avec Lee Krasner pour fuir les tentations de la ville. Les initiés reconnaîtront quelques épisodes fameux. Comme celui du mois d'août 1949, lorsque le magazine Time titre en Une «Pollock est-il le plus grand peintre américain vivant?» le bombardant chef de file de la nouvelle école de peinture américaine. Ou celui de 1951, lorsque le photographe Hans Namuth vient réaliser à Long Island un reportage resté célèbre. On y voit Pollock chevauchant en transe la toile, l'éclaboussant de jets de couleur chaotiques.

«Le film est juste et Ed Harris, crédible en Pollock», juge Me Pierre Cornette de Saint-Cyr, fan du peintre américain. On le voit broyé par son angoisse, sans cesse ballotté entre exaltation et désespoir, sous l'emprise constante du doute, mais avide de reconnaissance, et finalement dépassé par le succès. Tout aussi convaincante est Marcia Gay Harden, oscarisée pour son interprétation de Lee Krasner, féministe avant la lettre, qui sacrifie sa carrière personnelle à la promotion d'un époux aussi instable qu'incontrôlable.

«Le film, poursuit Me Pierre Cornette de Saint-Cyr, montre parfaitement la puissante machine américaine se mettant en place, avec ses critiques d'art, ses collectionneurs, ses VIP, et qui propulsera bientôt New York au rang de centre culturel du monde occidental.» Certains portraits sont brossés de façon savoureuse, tel celui de l'excentrique Peggy Guggenheim, richissime héritière férue d'avant-garde (Amy Madigan, femme d'Ed Harris dans la vie). C'est elle qui, dans sa galerie new-yorkaise, offre à Pollock sa première exposition personnelle.

Les puristes regretteront de ne pas mieux pénétrer les arcanes de ce petit monde. Ed Harris ne s'attarde pas sur les liens que Pollock entretenait avec les surréalistes européens Max Ernst ou Masson, exilés à New York durant la guerre, ni avec ses rivaux, Motherwell ou De Kooning, prétendants au statut de chef de l'école américaine. Même s'il remonte aux sources, en reconstituant l'instant fabuleux de hasard qui, à Long Island, conduit Pollock à inventer sa technique du dripping, il ne parvient pas à résoudre l'énigme de la création. Mais cela est-il seulement possible?

Pollock est sorti sur les écrans américains en décembre 2000. Les difficultés de distribution rencontrées par ce film indépendant expliquent son arrivée tardive en France.

Annecdote :
Une toile de Jackson Pollock pour 5 $

lundi, septembre 08, 2003

Carla Della Beffa

Voici une consœur italienne qui tiens son blog à jour régulièrement (contrairement a moi désolée:/) et qui nous montre quotidiennement ses photos, ses pensées ect dans son petit carnet intime. C’est malheureusement pour moi écris en italien donc pas pratique à comprendre mais je vous le conseil quand même, parfois les images suffisent !


(Que ne donnerais je pas pour, d’un coup de baguette magique connaître et parler couramment toutes les langues de cette planète et pouvoir découvrir encore plus tout les richesses insoupçonnées des diverses cultures qui la compose….).


Mais en plus de son blogue elle a créé un très beau site et forte heureusement pour nous cette artiste a eu la formidable idée de mettre son site en plusieurs langues dont le français ! oufffffffff car ce qu’elle dit mérite aussi le détour !

Elle nous explique son parcours et ses travaux :

"Me voilà. Je vis et travaille à Milan et à Paris. Après une carrière dans la publicité, je suis maintenant peintre et artiste multimédia. En octobre 1997 j'ai publié un livre, "Cartoline" (cartes postales).
Je présente mes oeuvres dans mon site web depuis 1996; il y en plusieurs a qui ont été créées exprès pour l'internet. Ces travaux ont permis de me faire noter par des curators internationaux.
Depuis peu je réalise aussi des vidéos: en 2000 le premier, "Trois litres circa", a été presenté au FanoFilmFestival et selectionné par VideoEvento pour une projection à la Galerie d'Art Moderne de Turin. Trois autres sont invités au festival Polyphonix, Paris, Centre Pompidou, et à la Nuit blanche de l'art (octobre 2002)."


Extraits choisit :
"Les fenêtres me donnent l'envie de savoir qui y vit. Quand j'ai eu beaucoup de photos de fenêtres j'ai pensé d'en choisir un peu, toutes parisiennes, et d'y inventer des histoires. Cette fois-ci ce n'est pas un film d'une seule image, traduit, mais trois: j'ai écrit une histoire différente pour chaque langue. Si tu ne comprends pas tout, essaye de deviner. Joue un peu."

"Il pleuvait, il y a dix minutes, c'est octobre: il n'y a pas beaucoup de lumière dehors. Mais elle a quand même baissé le store rouge: c'est un signal pour son amant. Quando torna a casa, le piace entrare nella luce filtrata dalla tenda rossa: una luce di conchiglia, di utero, calda e protettiva. In the morning he's so sleepy that he goes out without perceiving anything, he can barely walk. Today he left the sun-shade down, and in the street he discovered it was raining hard."

mardi, septembre 02, 2003

Expo a Paris:

Jean Cocteau, sur le fil du siècle
Au Centre Pompidou
Adresse : Entrée Piazza
75004 - PARIS
Téléphone : 01 44 78 12 33

25 septembre 2003 - 5 janvier 2004
Horaires : Tous les jours de 11h à 21h, sauf le mardi.
Galerie 1 / 8,5€, 6,5€
Nocturnes les jeudis jusqu'à 23h

" (...)
Au-delà de l'image réductrice de touche-à-tout, cette exposition met en lumière une personnalité artistique complexe et irréductible.
Poète, écrivain, critique, mais aussi cinéaste, dessinateur, acteur de la scène musicale française, il déploie, des années 10 aux années 60, une activité diverse et féconde.

Cette diversité se reflète dans les oeuvres présentées dans l'exposition : 335 dessins, 300 photographies, 22 tableaux d'artistes majeurs du siècle qui l'ont célébré, une cinquantaine de manuscrits, objets et sculptures.
Enfin, une salle de projection au sein du parcours, présente notamment : Le Sang d'un poète, Orphée, Le Testament d'Orphée, Les Enfants terribles, La Belle et la bête, Les Parents terribles. (...) Le "monde" de Cocteau est particulièrement peuplé : ses amitiés artistiques longues (Picasso) ou météoriques (Radiguet), ses inimitiés irréductibles (Breton) ou jalouses (Gide), ses compagnons (Jean Marais), ses amies (Piaf, Coco Chanel), ses protectrices
(Anna de Noailles), tous ceux qui l'ont peint ou photographié (Kisling, Picasso, Modigliani, Delaunay, Man Ray, Warhol), ceux qui l'ont suivi, qu'il a rassemblés et encouragés (le Groupe des Six), ceux qui l'ont impressionné (Chirico, Stravinsky)...

Cocteau vécut tout.
Les vertiges mondains, l'illusion que la guerre pût "être jolie", les imprudences avec l'occupant allemand, l'acrimonie et l'amour secret que lui portèrent les artistes surréalistes, l'insulte pour anarchisme et la reconnaissance académicienne, la lucidité sur lui-même et les enfers artificiels, prolongés par de douloureuses périodes de désintoxication, l'égotisme de la majorité de ses écrits et la générosité pour ses amis, découvrant et soutenant de manière désintéressée de nouveaux talents.
"



site sur cocteau

samedi, août 30, 2003

Législation suite :

Lorsqu'on est artiste amateur, la vente d'une oeuvre soulève de nombreuses questions judiciaires et fiscales. Voici quelques repères pour vous aider à affronter ces difficultés administratives.
Sur ce tres bon site : Peint (sauf la musique au bout d'un moment ca tape sur le systeme alors coupez le son si vous voulez visiter ce site tranquilement en évitant le mal de crane à la fin)

vendredi, août 29, 2003

Suite de ma promenade dans les rues de Montréal :)

Il y a beaucoup de graffitis aussi a Montréal certains sont des commandes des boutiques pour décoré leurs façades

D'autres s'affiches où ils peuvent dans des petites ruelles sombres et mal éclairées. Je ne connais pas les lois là  bas mais je suppose que comme en France les graffitis sont interdit sur les murs et que ces personnes sont aussi hors la loi que les graffiteurs parisiens ???



Suite ...



Au passage regardez bien les parcmètres ! Ils semblent très anciens même a paris où on a encore pleins de vieux trucs partout on a plus ces genres de parcmètre et pourtant !!!! Ce ne sont pas des vieux parcmètres non! A l'intérieure l'horodateur n'est pas un mécanisme à  ressort mais un horodateur électronique avec affichage numérique! Ils ont gardé l'enveloppe et ils ont remplacé l'intérieure par un mécanisme plus récent :)




Autre observation des tas de tableaux sont exposés dans les bars restos et autre, beaucoup plus qu'en France il est pourtant si simple d'aller voir un patron de bar ou de restau pour lui demander d'exposer! Même dans les lieux public tel que la poste les mairies il suffit juste de demander l'autorisation! A paris des tas de bureau de poste font régulièrement ce genre d'expo et prète leur mur gratuitement a qui veut s'exposer !
N'hésitez pas a demander vous verrez ! Les artistes français sont-ils moins démerdars que les québécois?

Le Chasseur d'anecdotes

Juste pour citer son anecdote sur la joconde mais il en a pleins d'autres d'ailleur vous pouvez aussi lui en envoyer.
"Les sourcils de la Joconde
Si vous regardez attentivement la Joconde, vous vous rendrez compte qu'elle n'a pas de sourcils. Léonard de Vinci, malgré son incontestable génie, ne savait-il pas peindre les sourcils ? Ou alors Mona Lisa s'était-elle brûlé les sourcils peu avant de poser pour le maître ? Rassurez-vous, la réalité est moins tragique : c'était tout simplement la mode en ce temps-là que de se raser les sourcils pour les femmes.
Source : entendu dans l'émission « Les grosses têtes » sur RTL le 14 octobre 2002 "

jeudi, août 28, 2003

Promenade à Montréal :

En flanant dans une librairie francophone découverte du livre de Sylvain trudel "Le Souffle de L'Harmattan" (Éditions Les Allusifs)
J'adore sa facon d'ecrire !son regard sur ce qui l'entoure (je vous le conseil vivement)
"Orphelin, fils de chienne, bâtard, Hugues Paradis, enfant trouvé sur le bord d'une route trouve refuge chez Claude et Céline ainsi que dans les poésies de Gustave Désuet ; jusqu'au jour où il rencontre de son alter ego, Habéké Axoum, Africain à la peau noire comme l'ébène, au cœur tombé dans la brousse, aux jambes de basketteurs. Chacun tente de faire face à sa famille adoptive et rêve de terres natales loin de la ville de Montréal..."

(faudra me dire si ce fameux gustave desuet existe vraiment ou pas ? sur internet aucune trace est-ce un personnage de fiction dont le nom serait un jeu de mot?) Gustave Désuet ca donne quelque chose comme ca :

"Conjugaison du passé décomposé"
"J'union soviétique
Tu états-Unis
Ils tiers-monde
Nous bourgeoisons
Vous dormez
Ils meurent"


Des auteurs comme celui là c'est un crime de ne pas nous les exporter en france!

Réponse "Peindre avec un corps"

" Peindre avec un corps
Là malheureusement j'ai rien trouvé je sais que il existe des peintres qui peignent comme ça!
Si quelqu'un connais ??"

Réponse de Guidu Antonietti di Cinarca :
Connaissez vous
"Anthropométrie 82" Œuvre d'Yves Klein (1960 ).
Papier marouflé sur toile, 155 x 281 cm.
Musée national d'art moderne, Paris.?

"Pour son découpage du Grand Nu bleu (1952 ), Matisse avait troqué le pinceau contre une paire de ciseaux. Yves Klein, quant à lui, ne touche ni pinceau, ni couleur, ni rien d'autre pour l'exécution de cette peinture, qui crée l'événement le 9 mars 1960 à la Galerie d'art contemporain, à Paris. L'artiste met en scène un happening, théâtralisation de l'œuvre en train de se faire qui devient partie intégrante de l'œuvre, sinon l'œuvre elle -même : tandis qu'un compositeur, Pierre Henry, dirige une partition du peintre, des modèles nus s'enduisent joyeusement le corps de peinture bleue avant de l'imprimer sur de grands papiers blancs (ceux -ci seront par la suite marouflés sur toile ). Peut -on appeler ces empreintes des «nus »? Certes, on reconnaît la trace de corps dévêtus, sinon leur représentation. Mais l'œuvre procède de la démarche d'un artiste qui fut partie prenante de l'«art informel », une forme de peinture expérimentale, issue de l'art abstrait, qui traduit la spontanéité de l'artiste dans la matière et dans la gestualité, ici en quelque sorte déléguée par le peintre aux modèles eux-mêmes."
© 2001 Hachette Multimédia / Hachette Livre

Meilleurs salutations
Guidu Antonietti di Cinarca

Je tiens à remercier Guidu antonietti pour nous avoir communiqué ces infos

lundi, août 18, 2003

Un ti truc pour dépanner;)

Pour le "pastel sec" si vous n'avez plus de fixatif et qu'il vous reste plus un sou en poche je vous donne un ti truc vous pouvez prendre à la place de la "laque pour cheveux" ça fera très bien l'affaire.

Rencontres ...

Se perdre dans le sens commun, et en oublier la trop commune valeur pour en faire sortir ce qui est essence pure sans lien avec nos avants, sans destination dans nos après ... Là est le voyage faits par ces petits mots, propos déclarés par volonté de témoigner de la nature de l'art et de l'artiste par ceux et celles qui sont les amis et les amies des arts ... peut-être artistes eux-mêmes, qu'ils se savent ou non l'être ...

Fred, une amie photographe qui brûle à sa manière, dont elle ne désire pas que je fasse ici écho, de rendre à la nature urbaine la place que l'homme lui a usurpé, me donna il y a peu sa manière de distinguer les artistes des autres ... " ... L'artiste est la personne qui arrive à produire quelque chose qui s'écarte de la normalité en étant non pas de ce fait rejeté par les autres, mais bien au contraire en recueillant leur intérêt ... " pourrait-elle sans doute résumer sa manière de définir le mot et de ce fait critiquant sans férir ma propre définition, plus conventionnelle et bien moins près du vrai je pense, qualifiant d'artiste celui ou celle qui créé quelque chose d'unique en vue de s'exprimer. Une simple analyse des propos de Fred, comme elle se laisse appellée, montre qu'elle refuse de dissocier le producteur de l'oeuvre de son public ... que l'art ne peut exister sans ses appréciateurs(trices). Cette définition m'a séduite, et m'a rendu à l'impression que ma perception était décidément encore bien minimale ...

A bientôt pour une prochaine rencontre ...

Calligrammes

Paix



Une classe de CM2 découvre la calligraphie un voyage fabuleux pour ces enfants allez lire leurs témoignages c'est touchant et si on emmenait aussi les adultes découvrir la calligraphie?
- Un morceau choisi ;) "Etienne : J'ai adoré la calligraphie. C'était bien c'est pas comme d'habitude ça m'a appris quelque chose ."

dimanche, août 17, 2003

L'écriture expérimentale : (premiere partie)

(Premiére partie car c'est un vaste sujet qu'on ne peut survoler en 3 lignes.
Dans ce domaine internet tiens une grande place car chaque auteur amateur ou célèbre trouve par ce biais un véritable moyen pour s'exprimer et s'éditer en toute liberté!
Aussi bien par le biais de site perso que des chats littéraires, des blogues (qui explose dans ce domaine) et les forums nous découvrons chaque jours ces artistes qui manient la plume tel le peintre un pinceau et nous offrent leurs oeuvres souvent en nous ouvrant les portes de leurs mondes des mondes bigarrés chacun avec leur particularités. Sur internet c'est plus simple et si on aime ben il suffit d'envoyer un petit mail a l'auteur pour lui dire alors forcement on se sent plus proche.)

Chat littéraire :
- De l'oeil sauvage Animé par Sophie et son accolyte Jotape leurs themes : "nous essayons d'y bâtir des poemes, fugitives esquisses de beauté dans la conversation, bouts rimés sans prétention, mais pas pour autant sans talent, poésie contagieuse que nous offrons au vent et que vous êtes invités à  partager."
Cette"Tchatte litteraire" fonctionne tous les mardis et jeudis de 17h30 à 19 h GMT.

Forum littéraires : en générale sur tous les sites parlant de littérature j'en citerais un pour le moment celui de Zazieweb jolie site assez fréquenté assez bien fournie mais il en existe des tas d'autres très intéressant.
Blogues : pour les blogues vous avez le choix !!!
En voici quelques 'un que j'apprecie enormement apres a vous de voir :) n'hésitez pas a vous ballader de liens en liens dans les blogues c'est la meilleur façon de découvrir cet univers si particulier qui explose sur le net a l'heure actuel.
- Le Phylum du Flocon rose
- La douceur de la soie

Sites perso:

- Huguette BERTRAND : Poète québécoise :
"Huguette Bertrand est écrivaine, poète et webmestre. Depuis 1996, elle développe un riche "Espace poétique" qui donne accès à ses oeuvres en version intégrale avec une mise en page spécifique à chacun de ses recueils. Aussi : des poètes invités, de la musique, de belles sélections de liens et plus encore."

- Sophie Brissaud : " (…) Je travaille dans l'édition depuis 1987, auteur, graphiste, typographe,traductrice et éditrice. J'ai été, pendant huit ans, enquêtrice pour un guide des restaurants parisiens. L'édition culinaire a toujours été un de mes domaines de prédilection, et depuis quelques années je suis surtout auteur gastronomique. J'ai publié quelques ouvrages chez Hachette, sur le chocolat, sur les tapas, sur les cuisines indiennes et méditerranéennes, etc.(…) " "(…)J'ai gardé de mes études de géographie, d'art et de littérature une tendance à ne pas cloisonner les disciplines. L'esprit est important mais la main ne l'est pas moins, et l'intelligence du corps est tout aussi belle que celle du coeur et de la tête. Étudier un paysage et sa géologie ne va pas sans goûter les vins que l'on y produit, et tant qu'on n'a pas compris ce qu'il y a dans l'assiette des Grecs ou des Brésiliens, on ne peut pas savoir comment ils pensent. En cuisine, j'admire le grand art, mais je ne savoure pas l'élitisme. Plus c'est grand, plus c'est simple ; et plus c'est simple, plus c'est grand. Je me souviens d'une bécasse rôtie près de Cahors, après une salade aux truffes ; un des meilleurs repas de ma vie. Mais un poulet-bicyclette africain, braisé sur un bidon à essence et dégusté avec les doigts, en est un autre.(…)"
(Quand je vous disais que l'art culinaire était aussi un art ! en tout cas lorsqu'elle parle de cuisine c'est un plaisir extrême vous envahie a la limite de la jouissance).

- "Carole Zalberg se sent « Donneuse de mots », comme on donne le ton, le la ou la vie, comme on donne de soi. Après trente-six ans passés à tourner autour du verbe, elle sait que c’est l’expression qui la définit le mieux. Donneuse de mots à ceux qui les interprètent où les habillent de musique, à ceux qui les lisent ou les entendent. Mots-cadeaux : fleurs secrètes ou bonbons fondants, miroirs troublants ou troublés, lames taillant dans le vif de l’âme, mots qui caressent ou mots qui piquent offerts à quiconque s’y retrouve.
Au commencement était l’écriture ; vitale mais seulement solitaire. L’auteur remplissait les pages en ne puisant qu’à l’intérieur d’elle-même. Et si les histoires qu’elle inventait ne parlaient que rarement d’elle, c’était encore et toujours une aventure intérieure. Son aventure très personnelle.
De ces voyages en solo sont nés trois romans (La Morsure ; Léa et les Voix, 2002 Nicolas Philippe/ L'embarcadère ; Les Mémoires d’un arbre, 2002, le cherche midi ; un recueil de nouvelles (J’aime pas dire bonjour, disponible dans une version raccourcie sur le site Europapoesie ainsi que sur Manuscrit.com) ; Napo et moi sur Hotel California, nouvelle parue dans le recueil collectif Aime-moi !, 2002, Nicolas Philippe ; et un « monologue amoureux » : Une Histoire, à paraître au printemps 2003. D’autres paysages se dessinent…
Quand on lui proposa d’écrire des chansons, ce fut comme si elle posait sa plume sur une terre neuve et moins aride, la trempait dans une encre inconnue. Sur cette terre, tout voyage d’écriture commençait par l’Autre. Il s’agissait de COMprendre, de COMpatir, de COllaborer. Et la destination était une œuvre COMmune, une aventure COllective.
Cette aventure-là, elle s’y est embarquée depuis en compagnie des YEUX NOIRS (qui préparent un album en français), de BRUEL (trois textes qui figureront peut-être sur un album à venir), de BERTHIER (auteur compositeur interprète pop groovy à la voix de miel épais, à l’univers hypnotique), de NORAZIA (qui mêle avec virtuosité sa culture indonésienne aux sons les plus technoïdes), de ZACK (qui revisite en jubilant gospel et soul), de PASCAL LAFA (tombé dans la potion soul, album : Pluie de lumière) et d’autres encore.
Autre collaboration passionnante, née d’une rencontre sur Internet : une année durant, à partir du 11 septembre 2001, Carole accompagne en mots les collages hallucinés de Frédéric Vignale mis en ligne chaque jour sur le site http://www.wart-art.org
Et la magie de ces histoires solitaires ou plurielles c’est que chacune d’entre elles forme à elle seule tout un monde – fruit singulier, unique, de tous ceux qui l’ont rêvé."

- Scriptura et caetera : Marie Bélisle offre ses oeuvres littéraires informatisées, animées et interactives. Un très beau site mais qui nécessite Explorer 4 ou plus

- Mathieu Brosseau: L'Aquatone (La Bartavelle Editeur - collection "modernités") Mais qu'est ce donc que l'aquatone ???? venez donc le découvrir sur son site !

Liens :
- Artotal
- Maison d'édition écriture expérimentale : Alexia Aranzueque et Bertrand Duchesne ont créé Atipik, maison d'éditions de promotion de la littérature expérimentale. Rien de pédant mais une jolie aventure dont ils racontent les débuts dans un article SUD-OUEST du mercredi 20/06/2001
- REMUE.NET
Un site animé par François Bon, bien documenté. De nombreux liens très intéressants vers des sites d'auteurs
- Amélie Nothomb
- Sites d'écrivains qui s'auto-éditent, les revues et/ou éditeurs qui accueillent leurs textes.
- Liens de Stephan Barron

Et plein d'autres ......
(n'hésitez pas a me proposer des liens des coups de coeur !)